Ce que l'IA m'apprend sur ma pratique d'étudiante en coaching systémique

Il y a quelques mois, je n'aurais pas imaginé écrire sur l'IA en relation d'aide. Je suis en formation en coaching systémique (et oui j’ai encore repris le chemin de l’école) et consultante marketing pour LACT, et je travaille notamment sur Syprene, une plateforme dédiée aux professionnels de la relation. Ces deux casquettes me donnent un regard particulier sur le sujet, et c'est ce regard que je souhaite partager ici.

Syprene, la plateforme d'amélioration de pratique et de gestion de cabinet pour les professionnels de la relation

Syprene, la plateforme d'amélioration de pratique et de gestion de cabinet pour les professionnels de la relation

Ce que j'ai découvert en tant qu'étudiante

Quand on apprend à accompagner, la difficulté tient moins à la théorie qu'à ce qu'on ne voit pas de sa propre pratique. En séance, on est pris dans l'échange. On ne perçoit pas toujours le moment où l'on a posé une question trop tôt, laissé passer une piste ou perdu le fil du problème. Les retours de nos formateurs sont précieux, mais ils arrivent après coup et ne sont pas disponibles à chaque séance.

C'est là que l'IA m'a frappée. Elle offre un regard sur sa propre pratique, disponible à tout moment. Elle aide à déceler ce qui a échappé en séance et propose des pistes d'amélioration sur des objectifs très concrets :

  • le questionnement du problème : ai-je bien exploré ce qui se passe, comment, avec qui et dans quel contexte, plutôt que de chercher un « pourquoi » ?

  • le questionnement circulaire : ai-je su faire exister le point de vue et le rôle des personnes de l'entourage ?

  • l'alliance thérapeutique : la relation de confiance et la collaboration avec la personne accompagnée sont-elles réellement au rendez-vous ?

Un exemple vaut mieux qu'un long discours. Sur le questionnement circulaire, voici le type de recommandation que l'outil peut formuler à l’issu de l’analyse de la transcription d’une séance :

Mettre en évidence les boucles. « Vous dites que vous attendez d'être poussé pour agir : est-ce que votre entourage a appris à vous pousser parce que vous attendez, ou attendez-vous parce qu'ils poussent ? » Explorer systématiquement l'effet des comportements du patient sur chaque tiers significatif.

Cette recommandation ne dit pas quoi penser. Elle montre comment déplacer le regard : on passe d'un comportement individuel (« j'attends d'être poussé ») à une boucle d'interaction où chacun alimente le comportement de l'autre. C'est exactement ce que la posture systémique demande, et ce qu'on a tendance à oublier dès qu'on est dans le feu de la séance, en début de formation qui plus est.

Syprene s'appuie pour cela sur une évaluation automatisée sur 18 critères, un score de qualité d'écoute et un rapport de pratique transversal, qui permet de repérer ce qui revient d'une séance à l'autre.

Je tiens à être claire : l'IA n'a pas raison à ma place. Elle m'interroge avant de proposer, et c'est à moi de décider de ce que je retiens. Syprene est conçu comme un soutien à la réflexion, pas comme un outil de diagnostic. La responsabilité de l'accompagnement reste entièrement celle du professionnel, heureusement !

Ce que j'y vois en tant que consultante marketing

Sur le plan professionnel, ce projet me passionne pour 4 raisons.

1. Son utilité. Aider des professionnels à améliorer leur pratique, c'est un sens qui compte. Mieux accompagner, c'est un bénéfice qui se répercute sur chaque personne qu'ils reçoivent.

2. La puissance de l'IA. Oui l’IA me fait peur par certains côtés mais elle est ici mise au service d'une approche précise, celle de l'école de Palo Alto, et nourrie par plus de 6 000 situations documentées et annotées par des praticiens systémiques. C'est cette spécialisation qui fait la différence avec un outil généraliste.

3. La complexité du message. Coachs, thérapeutes, psychologues, managers : chaque cible a ses mots, ses réserves, ses attentes. Un thérapeute s'interroge d'abord sur la confidentialité, un coach sur la méthode, un manager sur l'applicabilité. Ajuster le discours à chacun sans trahir l'outil est un vrai défi de positionnement, et c'est ce qui rend le travail stimulant.

4. L'ambition de cracker le marché. Il reste à démontrer qu'un outil d'IA peut conquérir des professionnels réputés prudents, et à les convaincre par la preuve plutôt que par l'effet d'annonce. Je trouve cet enjeu passionnant.

Les garanties qui comptent

Dans la santé et la relation d'aide, on ne peut pas parler d'IA sans parler de cadre. Syprene a été conçu avec des exigences claires :

  • hébergement en France, sur des serveurs certifiés HDS ;

  • RGPD natif, avec aucune donnée patient nominative conservée ;

  • contenus strictement confidentiels ;

  • un principe simple : vous décidez, toujours.


Pour conclure

L'IA ne remplacera ni la présence, ni le lien, ni le jugement clinique. En revanche, elle peut aider chacun à mieux penser sa pratique et à gagner du temps pour l'essentiel : l'écoute. C'est ce que j'expérimente en tant qu'étudiante, et c'est ce que je défends en tant que consultante.

Si vous souhaitez découvrir la plateforme, rendez-vous sur syprene.org.

Transparence : je travaille sur Syprene en tant que consultante marketing pour LACT. Ce texte exprime mon regard personnel d'étudiante et de professionnelle.

Contenu créé avec l’aide de l’’IA.

Suivant
Suivant

Retour sur l’Immersion Day Feel Powerful Business au Féminin